15 mars 2009

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Je sent le froid sur mes bras, alors que le soleil dehors m'a poussé à m'habiller comme pour un retour de printemps. C'est le temps. Le temps aussi renforce cette sensation de changement radical. Mais progressivement radical. C'est comme si en même temps que je m'enfonçais dans ma peur, une autre partie de la structure s'améliorait. Pour une fois, tout ne va pas mal en même temps, mais pièce par pièce. Et pièce par pièce on améliore une chose pour qu'une autre se détériore. D'où ce sentiment divisé et cette peur toujours là, guettant le prochain évènement. Et pendant ce temps, même à la vue de la montagne de travail qui m'attend, des examens qui se rapprochent plus vite qu'on ne le pense, je continue de tergiverser sur des questions superficielles. Je continue de reporter les choses au lendemain. Je continue d'accorder de l'importance à des choses moindres et de négliger les plus importantes. Mais dans un sens, même si tout ce qui va arriver ces prochains mois m'effraient vraiment, même si tout va se précipiter et que le temps va se raccourcir, même si je sais qu'il va y avoir des périodes difficiles, voire très difficiles, et des changements considérables sur de nombreux points, et bien malgré tout ca, je me sens quand même heureuse. Mais précairement heureuse. Heureuse angoissée, comme toujours. Je sais que cette sensation ne durera surement pas, mais pour le moment, la maintenant tout de suite right now je me sens... paisible. C'est juste bien. Le planning est chargé. Beaucoup de choses à faire, d'endroit où aller, de gens à voir, de travail, d'organisation de déménagement, de décisions à prendre. Et moi je suis là, assise au milieu d'un monde qui continue indéfiniment de tourner, à attendre que tout arrive. Alors simplement j'attendrai.

Posté par Constance L à 18:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]


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